Monocle a un petit frère…plus gros!
November 21, 2011
Quelques années après le lancement par Tyler Brûlé du magazine Monocle, le français Laurent Blanc invente The Good Life, un nouveau magazine “masculin hybride” (dont la liste des collaborateurs affiche une journaliste montréalaise) qui s’inspire de son homologue anglais et promet déjà d’être le nouveau succès magazine en France.
Laurent Blanc est un habitué des médias. Cet ancien publicitaire avait déjà créé en 1999 le magazine de décoration IDEAT. 10 ans après son lancement, son magazine est devenu un succès incontournable en Europe, primé dans de nombreux concours de presse, tant pour son contenu que pour sa forme.
Il lance cette année The Good Life, une publication qu’il décrit comme un “masculin hybride”, à mi-chemin entre consommation et culture, design et affaires. Selon son fondateur, son magazine rejoint “toute une génération qui se sent un peu déconnectée d’une presse auto-centrée sur la politique et les affaires”.Un produit conçu pour le marché français, malgré son nom (les français aiment bien utiliser des mots english, parce que c’est cool).
“Côté modèle média, on salue le volume du magazine (354 pages) et un nombre de publicités à faire tourner la tête”.
Côté contenu, on y retrouve six sections: Good to know (les incontournables du mois en arts, déco, sports, beauté, tendances, mode, technologies), Good world (affaires, médias, livres) Good trips (voyages, villes) Good comics (BD) Good look (mode), Good toys (voitures) et Good vibrations (art, table, talents, musique, adresses). Le magazine, définitivement centré sur un public masculin haut de gamme qui voyage et consomme beaucoup, adopte un ton plus léger que celui de son modèle Monocle.
Parmi les collaborateurs, on remarque la plume de Sylvie Berkowicz, réalisatrice et conceptrice de l’émission de créativité culinaire Mixeur (produite par Infopresse, ndlr). Elle y signe une entrevue de la chef brésilienne Helena Rizzo et un article sur le (très bon) restaurant montréalais le Filet.
Côté modèle média, on salue le volume du magazine (354 pages contre en moyenne 170 pages pour Monocle) et un nombre de publicités à faire tourner la tête. Preuve qu’une bonne publication nichée peut encore réussir à percer, alors que tout le monde semble remettre en question les modèles imprimés.
À quand une version anglo de The Good Life? Suggestion de nom: La Bonne Vie. A bon entendeur…

Filed under: International,Modèles d'affaires,Médias,Tendance

2 Comments Leave a Comment
1.
Marc-André | November 22, 2011 at 9:01 am
L’utilisation abusive des termes english (titre et slogan et autre) pour faire trendy est tout à fait awful.
2.
Liana Berkowitz | November 26, 2011 at 7:16 am
Bah… Sorry to say (and to disagree) mais là où le MONOCLE est avant gardiste et tente de dénicher les tendances de demain, TGL states the obvious… Ils sont encore à parler des expos des Stein, de venter les mérites de Merci, de s’extasier devant les vins argentins, de nous faire “découvrir” Mumbai… que du “déjà évoqué”…
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